La pensée positive, c’est pas de la tarte ?

La pensée positive, c’est pas de la tarte ?

Tarte à la crême
Entendons-nous : je n’ai rien contre le développement personnel, dont je lis quelques bouquins, et goûte aussi quelques sagesses  orientales à l’occasion…
Mais la pensée positive à toutes les sauces, c’est un peu gros.

 

Pourquoi ? Parce qu’avec la pensée positive il semblerait qu’on ait trouvé la poudre de perlinpinpin qui solutionne tous les problèmes,.Si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer ! Problème de travail, de relations amoureuses, de tracas divers et  variés : on trouve toujours une âme bien intentionnée pour nous rabattre les oreilles : «  forcément  t’es pas : « PO-Si-Ti-Ve » !!!

Mais c’est quoi au fait être positif ? Se dire qu’il fait beau quand il tombe des cordes ? Ou qu’il suffit d’arrêter de déprimer pour gagner au loto ?

Tout cela me rappelle un peu  le père de ma fille, persuadé qu’il perdait le dit-loto à cause de mon ” mauvais œil ” !
Et oui, encore un homme qui aurait pu finir millionnaire, n’eusse été la grande négativité de sa femme !!!

Plus sérieusement : si la cantine des enfants n’est pas payée, qu’il n’y a pas de sous non plus pour vos soins dentaires, ni pour partir en vacances avant l’an 2100… NON vous n’ êtes pas positive, mais OUI c’est normal et NON, les problèmes ne viennent pas de la noirceur de notre esprit . Car les ennuis font partie de l’existence, tout simplement… n’en déplaise aux penseurs du positif.

Car rabattre les oreilles de chacun sur son manque de « positivité », comme le font divers censeurs (gourous à la mode, faux amis et conseillers en tous
genres ) est sournois. En rendant les autres seuls coupables de leurs ennuis, il est plus facile de se laisser aller à  l’indifférence et à la sottise.

Dans un monde où l’individualisme est roi, la pensée positive censée nous ouvrir à la beauté des choses et nous faire du bien, devient  l’alibi qui évite de se poser des questions. Une belle hypocrisie pour ne voir dans la vie que ce qui est beau, confortable et désirable en ces temps de crise.
De plus, si l’intention de nous faire chercher nos problèmes en nous-mêmes est louable, elle ne doit pas dégénérer dans la culpabilité en nous en désignant comme l’unique source !

Où est le discernement dans tout ça ? L’empathie ou la compassion comme dirait l’ami Dalai Lama ? Ou encore la charité chrétienne, au vrai sens du terme ? Et bien on les oublie, parce que ça, justement, ce n’est pas trop la mode.

Non, aujourd’hui, ce qu’il faut, c’est être PO-SI-TIF: zut, je crois bien que j’ai encore glissé sur une tarte à la crème…

 

 

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