Moi maman, moche, imparfaite et heureuse !

Moi maman, moche, imparfaite et heureuse !

 

Maman Grou pas parfaiteOu comment j’ai abdiqué la perfection. Parce que la perfection ne m’a jamais rendue heureuse. Pire, elle peut nous rendre nous les femmes, bêtes, moches et méchantes !

 Il fut un temps où, jeune maman solo fraîchement divorcée, je découvrais les « joies » de la monoparentalité avec un stress constant assumé comme un devoir, ou comme le combustible censé me faire avancer.

Prévoyante, hyper organisée et toujours sur les nerfs, la mère parfaite que je croyais être était surtout une mère parfaitement chiante ! Cependant, je ne suis point adepte de l’auto flagellation et pense qu’il faut rendre justice aux mères chieuses.  Car malheureusement, le niveau d’excellence atteint par beaucoup de mères dans cette discipline est à mettre directement en rapport avec le poids des responsabilités qui pèse sur nos épaules.

Donc, ne touchons pas aux mamans, et accordons leur ce qui leur est dû : le respect, sans travestir leur  dévouement en tyrannie. Car en l’absence de père, il est nécessaire d’inculquer à notre progéniture un minimum  de règles et de morale, si l’on ne veut pas que notre vie et notre petit foyer se transforment en joyeux Jurrassic  Park !

Une fois cette chose comprise, il m’a été plus simple de comprendre que la perfection ne fera jamais de nous les femmes, de vraies mères, comme la maternité ne fait pas de nous de vraies femmes, au reste.

Donc, je l’ai oubliée cette tentation tatillonne de perfection qui m’était dictée par je ne sais quelle stupide petite voix.

Où trouvait-elle son écho d’ailleurs cette vilaine ?  Dans les murmures d’un sombre entourage peu bienveillant à ma cause de mère isolée : famille, collègues, institutions… désireux de me faire porter seule la responsabilité de ma séparation.

C’est ainsi, je le pense aujourd’hui : il existe des atavismes dans les mentalités de l’environnement des femmes seules pour les pousser à se « racheter » de leur condition.

Se racheter de ne pas avoir su garder Le « mari » ( ce trésor !), d’avoir des enfants « sans père » ( pourtant ils en ont un, la justice nous le fait assez savoir…), d’oser dormir toute seule dans son lit ( mais y est-on VRAIMENT SEULE au fait ?) …

Nul doute, l’acharnement, le stress et la pression dont je m’auto-accablais étaient bien dans ce poids symbolique. Poids dans lequel la perfection, mirage inaccessible au milieu de la tempête,  faisait figure de rédemption !

Mais le poids, porté dans la culpabilité a bien fini par m’épuiser. J’ai préféré, par égard pour ma petite fille, le burn out professionnel au burn out parental…  ( cela sera sans doute le sujet d’un autre épisode).

Pour en sortir, je me suis résolue à  comprendre  l’esclavage dans lequel ma manie de perfection me tenait. Et il  a bien fallu me résoudre à l’enterrer pour gagner le droit de vivre comme bon me semble aujourd’hui.

Comme une maman câline mais sévère à la fois, une maman un peu enfantine mais qui n’oublie pas de resserrer les boulons… surtout quand la baignoire déborde …  Une maman heureuse avec son petit mohican qui se trouve en plus, et par bonheur, être une fille !  Bref comme une mère tout simplement !

 

Ah manger des glaces sur le canapé !

Ah les glaces mangées  sur le canapé  !

Vous aimez ? Faites tourner sur les réseaux !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *