Quelques vérités bonnes à dire sur les enfants de solo

Quelques vérités bonnes à dire sur les enfants de solo

enfants de solo

Quand j’écoute les bavardages de ma fille le soir, je m’amuse des malheurs de la maîtresse, avec une bande d’affreux jojos qui lui filent des cheveux blancs. Ils vont finir l’année enchaînés à son bureau objets d’une surveillance rapprochée. Parmi cette joyeuse bande, où sont les enfants des foyers monoparentaux? Et bien il n’y en a pas ! Tiens, mais est-ce que l’on n’en raconterait pas un peu beaucoup  sur les difficultés de comportement de ces enfants-là ?


Et si, pendant que certains larmoient sur leur sort,  ces enfants s’adaptaient à une vie, certes  moins faciles, mais en développant  leurs qualités à eux  ? En voici quelques-unes que j’ai relevées pour arrêter un peu la sinistrose !

 

Ils mettront fin à la guerre des sexes !

 Je m’étendrais davantage sur le cas des filles, compte tenu de mon expérience concrète.
Ma nymphette a une assez haute idée de sa féminité. Avec une mère qui aime autant sa perceuse que ses casseroles, elle n’a aucune raison de soupçonner la soit disant « faiblesse » de son sexe. Quant aux casseroles dont on affuble (encore !) les filles aujourd’hui : leur timidité,  leur évanescence, la malédiction de leurs menstrues : elle n’en a aucune idée ! Dans son petit monde, garçons et filles font les mêmes choses donc, complexer, c’est idiot. D’autant plus  que les filles travaillent mieux à l’école… ça, c’est elle qui le dit, je jure que  je n’y suis pour rien !

Quant aux garçons élevés par leur mère, non elles ne les transforment pas systématiquement en homo !  S’ils font des jaloux, c’est  qu’ils entretiennent une complicité forte avec le féminin et que cela accroît de manière significative leur sensibilité et partant, leur quotient intellectuel ! Bref, ces mères nous fabriquent les « anti macho » de demain, et nous avons bien besoin de cette nouvelle race d’hommes !

 

Parlons de leurs points forts !

On sait que vivre entre deux foyers les rend plus adaptables, mais il n’y pas que ça.
Ils sont plus sensibles à l’injustice car ils la côtoient tôt en voyant leur mono parent se débattre dans la mouise. Pour un enfant de solo un chat est un chat… ils développent très vite leur conscience du monde, ce qui les rend inspirants pour leurs camarades. Ce n’est pas un hasard si de nombreuses personnalités élevées par des mono parents ont réussi en développant un sentiment de revanche sur la vie.
Car les parents solo qui refusent de baisser les bras envoient aussi aux enfants un message fort : celui que rien n’est jamais perdu. Pour peu qu’ils en aient l’exemple,  ces enfants deviennent vite des champions de la débrouille,  prompts à inventer toutes sortes de solutions et stratagèmes, et ce, en toutes circonstances !

Enfin, chez les parents solo, on sait que l’on peut avoir besoin de ses voisins, d’où le respect de chacun qui se transmet aux enfants. C’est ainsi : les mères seules font parfois des femmes très avisées. Elles  apprennent tôt à leurs rejetons les règles qui aident à vive en bonne intelligence avec chacun. Avec leur vie surchargée, elles ont peu de temps en plus pour mettre leur nez dans les affaires des autres : et cela aussi forme la cervelle de leur progéniture !

 

Et puis zut, arrêtons d’en faire des martyres !

Certes les séparations ne sont pas sans conséquence sur eux, mais les considérer systématiquement comme des victimes finit par relever de la caricature.

Car c’est oublier qu’ils auraient été parfois plus dévastés si les parents n’avaient pas su se séparer, plutôt que de se déchirer ad vitam eternam comme jadis. C’est oublier aussi que ce sont les rancunes et les conflits que les enfants détestent le plus et qui les empoisonnent. Or, pour se disputer et se battre, c’est mieux quand on est deux, non ? En fait, ces enfants sont plus en paix qu’on ne le pense. Les imaginer perpétuellement immergés dans l’horreur des disputes n’est pas très rationnel et relève plus d’une phobie bien-pensante que d’une réalité.

Plus que la situation maritale des parents, c’est leur équilibre et leur solidité qui compte pour leurs enfants, quelle que soit la manière dont ils ont décidé de les élever.

Cela me rappelle que  ma fille est partie à l’école avec des traces rouges sur le front ce matin : non, ce n’était pas une trace de baffe, c’était du rouge à lèvres !

 

 

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